AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 we're gonna make such fools of ourselves (drake)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
ON ME CONNAIT SOUS LE NOM
Siobhán O'Shaughnessy

Voir le profil de l'utilisateur

◖ Date d'inscription : 12/10/2014
◖ Messages : 42
◖ Points : 260
◖ En ce moment :
DRAKE

MessageSujet: we're gonna make such fools of ourselves (drake)   Dim 19 Oct - 17:30

WE'RE GONNA MAKE SUCH FOOLS OF OURSELVES
À ce moment précis, il y a 6 470 818 671 personnes dans le monde. Certains prennent peur, certains rentrent chez eux, certains racontent des mensonges pour s’en sortir, d’autres font simplement face à la vérité. Certains sont des êtres maléfiques en guerre avec le bien et certains sont bons et luttent contre le mal. Six milliards de personnes, six milliards d’âmes, et parfois, il ne vous en faut qu’une seule.

   
Cela faisait maintenant quelques jours que l'on était sur ses traces, quelques jours qu'on le suivait. En deux ans, il avait tellement grandi, tellement changé. On restait toujours dans l'ombre, pour ne pas se faire repérer. Le démon m'offrait la vision de mon petit-frère, mais j'ignorais de quoi il était capable. J'ignorais jusqu'où il pouvait aller, combien de temps encore attendrait-il avant de s'en prendre à lui. Je voudrais tant être capable de lui envoyer ne serait-ce qu'un petit signe, quelque chose qui lui fasse comprendre qu'il faut qu'il s'en aille, qu'il dégage à tout prix et qu'il cesse de me chercher. Mais, c'est tout simplement impossible. Plus je l'observe et plus je me dis que je suis fière de lui. Quelque part, je suis heureuse de ce qu'il est devenu. D'autre part, j'aurais préféré qu'il garde son innocence, ça lui aurait évité tellement de problèmes. C'est frustrant de le voir de la sorte et de ne pas pouvoir le mettre en garde. « Si ça peut te faire plaisir, je ne le toucherais même pas. » Oh la ferme toi. Tout ce que tu veux, c'est détruire tout ce qu'il a construit depuis que je suis partie. Tout ce que tu veux, c'est l'affaiblir sans même avoir à le pousser à l'effort. Tu n'es vraiment que dégoût à mes yeux. Et le pire, c'est que je suis certaine que tu en es plus qu'heureux. Tu me donnes la gerbe mon vieux, sérieusement. Et toi, tu te fous royalement de ce que je pense. « C'est bien, tu finis par apprendre. En deux ans, il serait peut-être temps. » Ca suffit, tu me fatigues. Fais ce que tu as à faire, histoire qu'on en finisse. « C'est vrai ? Tu me donnes ton approbation ? » Est-ce que j'ai le choix ? Silence. C'est bien ce qu'il me semblait. De toute façon, dès que je te demande quelque chose, tu fais tout l'inverse alors je ne vois pas pourquoi je t'empêcherai d'approcher Ciaran. Tu le feras de toute façon. Cela dit, ne t'attends pas à ce que je reste silencieuse. « Mais je compte bien t'entendre hurler chérie. Sinon, où serait tout le plaisir d'une telle chose ? » Tu n'es vraiment qu'un sale con. Et le pire, c'est que ça te fais plaisir. Bon, c'est quoi le programme du coup ? Non parce que c'est bien gentil de surveiller Ciaran mais ça ne me dit pas où tu veux en venir avec ton super plan infaillible. Je perds patience à force de suivre tout ce que tu fais sans rien pouvoir modifier à ma guise. « Patience chérie, patience. » J'en ai plus qu'assez de patienter avec toi.

Comme s'il m'avait écouté, nous nous sommes mis en route. Il n'aura pas fallut longtemps avant que l'on retrouve le jeune homme. J'ignorais tout de sa tactique, je ne pouvais que subir ses décisions. D'ordinaire, on restait toujours à bonne distance pour ne pas se faire repérer. Cette fois-ci, c'était différent. Il fallait s'approcher, plus près, toujours plus près. Les battements de mon coeur s'accélèrent sans pour autant que l'on remarque le moindre signe d'un quelconque affolement. Qui pourrait croire que je suis toujours là, errant dans mon propre corps comme une âme en peine ? Et puis, finalement, on s'est retrouvés face à lui. A bonne distance, mais plus assez loin pour qu'il ne remarque pas notre présence. « Ciaran ! » C'est une blague ?! Tu utilises ma propre voix maintenant ? Je te ferais la peau, sois-en certain. J'ignore si mon petit-frère nous a remarqué, nous avons déjà détourné notre regard du garçon. Nous avançons, d'un pas sûr vers une ruelle totalement déserte que je connais par coeur. Je l'ai arpenté auparavant. Je sais donc que jamais personne ne viendrait nous interrompre à cet endroit. Le temps défile. J'ai l'impression que cela fait une éternité que le démon a utilisé ma propre voix pour appeler mon frère. Et pourtant. Mon corps se retourne vers l'entrée de la ruelle. « Ciaran ... » Il est là. Devant moi et je suis impuissante face à cette situation plus que tordue et déroutante. J'ai peur de ce qu'il va se passer. Peur de perdre pieds. Peur de le perdre une fois pour toute, sans qu'il puisse savoir que ce n'est pas moi qui commande.

   
copyright crackle bones

_________________
trapped by the devil
i'm only a man with a chamber who's got me. i'm taking a stand to escape what's inside me. a monster, a monster, i'm turning to a monster, a monster, a monster, and it keeps getting stronger. -monster.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
ON ME CONNAIT SOUS LE NOM
C. "Drake" O'Shaughnessy

Voir le profil de l'utilisateur

◖ Date d'inscription : 04/09/2014
◖ Messages : 233
◖ Points : 741
◖ En ce moment :

MessageSujet: Re: we're gonna make such fools of ourselves (drake)   Lun 27 Oct - 22:38

we're gonna make such fools of ourselves
feat. Siobhán  & Ciarán

 
Pour toi ce soir, pas de chasse. Ce soir, c'est l'une de ces soirées où tu vas travailler au Lee Harvey's, histoire de gagner un petit salaire en bossant à temps partiel, afin d'amener un semblant de revenu à la brigade. Si vous êtes logés gratuitement dans le bunker, vous avez tout de même des dépenses, ne serait-ce que pour ce qui est de la nourriture ou des besoins primaires. T'es comme ça, tu ne peux pas laisser ceux qui t'entourent dans la merde, et tu refuses que chacun de vous ait à devoir voler, mentir ou tricher pour vivre. C'est vrai, tu ne peux pas l'éviter, toi-même il t'arrive de le faire, parce que ton salaire ne suffit pas pour le nombre de personnes que vous êtes, mais au moins, tu essaies d'améliorer les choses à ta façon. Et puis, il faut bien l'avouer, cela te permet de décompresser, de t'évader de ce monde que tu as choisi pour sauver ta soeur, mais dont tu n'aurais jamais pris le chemin si elle n'avait pas disparu et qu'elle n'était pas possédée. Ce monde t'étouffe parfois, et bosser au bar ça te fait du bien, en plus de t'amener de l'argent.

Généralement, tu prends ta moto pour aller travailler, histoire de rentrer plus rapidement après ton service, et éviter les risques de te faire suivre, seulement, elle fait un bruit bizarre, il faudra que demain tu regardes auprès voir ce qu'elle a, donc pour ce soir, ce seront tes pieds qui seront ton moyen de locomotion. T'as clairement pas envie de risquer l'accident. Durant tout le trajet qui te mène sur ton lieu de travail, t'as la désagréable sensation d'être observé et ça clairement, t'aimes pas du tout. Tu passes ton temps à regarder autour de toi, mais il n'y a, à priori, rien d'étrange. Tu restes vigilant, et ta main se balade près de ta ceinture ou tu gardes constamment un couteau accroché, juste au cas où, histoire de ne jamais être totalement sans défense. Finalement, tu arrives sans encombre, tu bosses normalement, tu fais ton service, tes pensées sont loin du monde surnaturel. Puis vient l'heure de rentrer, enfin. Oui, enfin. Parce qu’autant tu aimes t'évader de ce monde, autant tu es content de rentrer au bunker retrouver les autres, retrouver Ash, Xan, Juliet ou encore Scarlett. Tu presses le pas, les mains dans les poches, avec à nouveau cette désagréable impression qu'on te suit. Tu finis par ralentir le pas et tu scrutes autour de toi, tu ne vois personne qui te semble louche, mais tu te méfies quand même. Plus tu avances, et plus cette sensation se fait oppressante. Tu ne connais que trop ce sentiment. Ton corps réagit à cette oppression, ton poul s'accélère, ta respiration se saccade, tu sens l'adrénaline s'infiltrer dans tes veines. Tu sais maintenant pourquoi tu te sentais observé. « Vas-y montre toi saloperie de démon ! » Tu gueules ça, comme si de rien n'était, oubliant un peu que tu te trouves en plein centre-ville. Tu te reprends, et te tais, mais cette fois tu as stoppé ta marche, et tu tournes de tous les côtés pour tenter de trouver celui qui a visiblement envie de jouer avec tes nerfs. « Si tu me cherches, tu vas me trouver. » Il te semble avoir aperçu une silhouette entrer dans la petite ruelle non loin et puis une voix résonne. SA voix, TON prénom. Tu te figes, ton sang se glace. « Siobhàn... » Tu laisses échapper son nom dans un murmure, t'y crois à peine. Ce n'est pas elle. Cela ne peut pas être elle, si ? Tu la cherches depuis deux années et c'est elle qui t'a retrouvé.

Encore une fois la voix de ta soeur se fait entendre, elle prononce encore une fois ton prénom, elle t'appelle et c'est plus fort que toi, tu ne peux pas résister à l'appel, à l'envie de la voir. Non, c'est plus fort que ça encore, tu as besoin de la voir. Bien sûr, tu sais que ce n'est plus vraiment elle, mais sa voix résonne en toi et ça te fait sentir étrangement bien, comme au temps où tu étais encore étranger à ce monde sombre cachant des créatures allant au-delà de l'imaginaire. Tu t'engouffres sans réfléchir dans la ruelle, et enfin tu la vois, elle est toujours aussi belle que dans ton souvenir. En l'apercevant, tu es as deux doigts de lui sauter au cou pour l'enlacer, tant elle t'a manqué, mais au dernier moment tu te retiens, te souvenant que si c'est le corps de ta soeur que tu vois, ce n'est pas elle, enfin pas vraiment. Est-ce qu'elle est seulement encore là, quelque part ? T'as envie d'y croire, c'est bien sa voix qui a prononcé ton prénom, ton vrai prénom, pas celui par lequel tout le monde te connait parce qu'il est plus simple à prononcer. « Sio, t'es là ? » T'essaies de lui parler, faisant abstraction du démon. T'avances de quelques pas, complètement inconscient. T'en oublies toutes les règles, mais c'est ta soeur bordel. Tu sais plus comment agir. Puis, une pensée s'insinue dans ton esprit, les conseils des tes camarades, les précautions laissées par Ash. Tu attrapes ton couteau et le tends devant toi. Tu ne sais pas ce que tu fais, parce que tu sais que t'arriveras pas à blesser ta soeur. « Espèce de connard, laisse ma soeur tranquille. » Tu avances encore de plusieurs pas, t'es plus qu'à quelques centimètres d'elle. « Je te ferais bouffer la poussière, je vais te renvoyer en Enfer. » Tu ne sais pas comment tu vas t'y prendre, mais tu t'es juré depuis le début que tu le ferais le jour où tu la retrouverais. Tu ne sais pas comment tu vas t'y prendre pour ne pas la blesser au passage, mais tu ne peux pas la laisser comme ça. Oui, mais c'était sa voix à elle, à elle, vraiment. Pas une voix bizarre, pas une voix déformée, pas une voix inconnue, la sienne. T'hésites.

 
copyright crackle bones

_________________

I start to say "I think I Love You" but I make no sound

" If I'm louder, would you see me? would lay down in my arms and rescue me? / I can't be no superman, but for you I'd be superhuman. "
Revenir en haut Aller en bas
avatar
ON ME CONNAIT SOUS LE NOM
Siobhán O'Shaughnessy

Voir le profil de l'utilisateur

◖ Date d'inscription : 12/10/2014
◖ Messages : 42
◖ Points : 260
◖ En ce moment :
DRAKE

MessageSujet: Re: we're gonna make such fools of ourselves (drake)   Mar 28 Oct - 17:38

WE'RE GONNA MAKE SUCH FOOLS OF OURSELVES
À ce moment précis, il y a 6 470 818 671 personnes dans le monde. Certains prennent peur, certains rentrent chez eux, certains racontent des mensonges pour s’en sortir, d’autres font simplement face à la vérité. Certains sont des êtres maléfiques en guerre avec le bien et certains sont bons et luttent contre le mal. Six milliards de personnes, six milliards d’âmes, et parfois, il ne vous en faut qu’une seule.

   
J'ai prié de toute mon âme pour que mon petit-frère ne fasse pas l'erreur de me rejoindre. Cela n'a pas fonctionné. En même temps, j'aurais fait la même chose si les rôles avaient été inversés. « Sio, t'es là ? » Bien sûr que je suis là. Je ne pourrais jamais abandonner, je ne pourrais jamais t'abandonner. Jamais. Cependant, voit-il tous les efforts que je fais pour me maintenir en vie ? Voit-il tout ce que je tente de faire passer malgré l'occupation de mon corps. Je l'ignore. Et pourtant, il avance vers moi, comme si l'on était seuls, tous les deux. Il sait. Arrête-toi mon ange, reprends tes esprits et ne fais pas attention à moi. Fais ce que tu as à faire, je ne t'en voudrais pas, jamais. Il pointe un couteau sur moi, sur nous, hésitant. Fonce, ne t'occupes pas de moi, je survivrais à ça. Le démon se fout de ma gueule, riant à gorge déployée, d'un rire que seul moi peut entendre. Je peux le sentir, tellement reconnaissant de cette situation. Je voudrais tant lui dire que ça ira, qu'il devait suivre les ordres, que je serais toujours là malgré tout. Mais je ne peux pas et ça me fend le coeur de devoir assister, impuissante, à cette scène qui se joue sous mes yeux. « Espèce de connard, laisse ma soeur tranquille. » Cette fois-ci, le rire de mon habitant se fait clairement entendre. Ciaran se rapproche encore et j'ai peur. Quel idiot tu fais petit-frère. Ta force et ta conviction ne lui feront jamais assez peur pour me laisser en paix. J'admire ton courage mon ange, mais tu devrais suivre les règles, ce serait mieux pour nous deux. Je serais enfin en paix et tu n'auras plus à te soucier de ce qui m'arrive. Oui, je sais, c'est cruel et très égoïste de ma part, mais si je pouvais lui exprimer mon point de vue, il comprendrait. « Je te ferais bouffer la poussière, je vais te renvoyer en Enfer. » Fais-le pendant que tu en as encore l'occasion. Et pourtant, je sais que tu hésites, je sens. Bon sang mais réveilles-toi, bats-toi. « Voyons Ciaran, ou devrais-je plutôt dire Drake ? » L'arrogance de cet être qui ose utiliser ma voix me donne la chair de poule. Il le provoque, le cherche. C'est cause perdue. Et puis, sérieusement, n'utilise pas ma voix devant lui. Montres-lui ton vrai visage puisque tu n'as rien à cacher et que, de toute façon, tu ne le laisseras pas en paix. Montres-lui qui tu es si tu en as le courage. « Trêve de plaisanterie. » Ah et bien quand même tu te décides à m'écouter. Ce n'est pas trop tôt. Un sourire en coin, rempli de satisfaction s'étire sur mon visage sans que je ne l'ai commandé. « Ta soeur est à moi et, je ne pouvais pas rêver mieux comme hôte ... Très docile comme personnage malgré ce que j'avais imaginé. » Et bien vas-y, t'as qu'à lui dire que je suis d'accord avec ça aussi. Mais pour qui tu te prends, sérieusement ? Je te tuerais de mes propres mains, j'en fais le serment. Quant à toi Ciaran O'Shaughnessy, tu as intérêt à me blesser pour le blesser lui, sinon je te jure, sur la tête des parents, que je te botterai le cul une fois libérée de son emprise. J'ignore s'il a pu lire ma colère ou même mon semblant d'instruction dans le reflet de mes yeux. Je l'espère, de tout coeur en tous cas. Je ne veux pas qu'il hésite, je ne veux pas qu'il regrette de n'avoir rien fait. Même si c'est mon corps qui se tient devant lui, ce n'est pas moi qui le contrôle et il doit bien prendre conscience de la différence énorme qui existe entre ces deux choses bien distinctes. Et il doit le comprendre maintenant.
   
copyright crackle bones

_________________
trapped by the devil
i'm only a man with a chamber who's got me. i'm taking a stand to escape what's inside me. a monster, a monster, i'm turning to a monster, a monster, a monster, and it keeps getting stronger. -monster.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
ON ME CONNAIT SOUS LE NOM
C. "Drake" O'Shaughnessy

Voir le profil de l'utilisateur

◖ Date d'inscription : 04/09/2014
◖ Messages : 233
◖ Points : 741
◖ En ce moment :

MessageSujet: Re: we're gonna make such fools of ourselves (drake)   Dim 23 Nov - 21:20

we're gonna make such fools of ourselves
feat. Siobhán  & Ciarán

 
C'est étrange pour toi de te retrouver là, devant le corps de ta soeur, tout en sachant que ce n'est plus vraiment elle qui le contrôle. C'est étrange et tu ne sais plus quoi faire. Le pire, c'est que cette scène tu te l'es imaginé un milliard de fois depuis sa disparition, ou tout du moins, depuis que tu as compris qu'elle avait été possédée. Tu te l'es imaginé, tu l'as attendu, tu t'es joué cet instant de mille manières possible dans ta tête, et pourtant, tu ne fais rien de tout ce que tu avais pu planifier. En réalité, t'es carrément bien moins préparé que ce que tu aurais voulu. Et la voix qui te répond à présent et qui émane du corps fragile de ta grande soeur et provient de la chose qui l'occupe te glace les sangs. Au moins, maintenant, elle se montre vraiment, elle ne se cache plus derrière la voix de Siobhàn pour t'amadouer. De toute façon, maintenant elle a toute ton attention, et tu sais que cette saloperie l'a compris, et que c'est pour ça qu'elle prend enfin sa véritable voix. Tu lui réponds enfin à ce que le démon a prononcé en dernier avec encore la voix de ta grande soeur. « Effectivement, pour toi ce sera Drake. T'as aucun droit de m'appeler par mon prénom comme ma soeur. » Tu le fixes droit dans les yeux, tu le provoques, tu le défis du regard et un frisson te parcourt l'échine. L'espace d'un instant, tu as cru apercevoir une lueur au fond des iris verts si semblable aux tiens, une lueur te laissant croire que Sio est toujours là, et qu'elle se bat. Tu sens un poids s'enlever de tes épaules, et en même temps, ça t'alourdit. La savoir là, ça te bloque totalement.

Tu bous à l'intérieur, tes poings se serrent tellement fort que ça t'en fait blanchir les jointures. Comment il peut parler comme ça de ta Siobhàn ? SI ce n'était pas son corps à elle, là, devant toi, tu lui referais le portrait. « Elle n'est pas à toi. J'ai confiance en elle, je la connais et je ris d'imaginer qu'elle doit bien te faire la misère là-dedans. Sio n’a jamais été une fille docile, et c'est pas parce que tu t'es approprié son corps que ça va la changer. » Tu scrutes à nouveau les deux orbes émeraude face à toi, tu cherches cette lueur que tu as aperçue un peu plus tôt, tu essaies de communiquer avec elle, tu veux lui faire comprendre en plus de tes mots à quel point tu as confiance en elle, que tu sais qu'elle ne baissera pas les bras, qu'elle ne se laissera pas faire. Tu essaies de lui faire comprendre que t'es fier d'elle d'avoir su supporter cet enfermement si longtemps. Puis tu l'aperçois, mais elle la lueur qui brille dans ses prunelles te fait, frémir. Comme si elle n'était pas contente pour tu ne sais quelle raison. Enfin si, tu as bien une petite idée, tu te doutes de ce qu'elle voudrait, mais toi, tu peux pas lui faire ça, pas là, pas comme ça, pas maintenant. Tu dois te préparer, tu dois venir avec plan béton et surtout pas tout seul, pour la sauver, sans lui faire de mal à elle. « Je... J'peux pas Sio. Pas encore. » Tu recules de deux pas, étrangement, le sourire narquois arboré par le démon au travers du visage angélique de ta grande soeur te fait peur. Tu ne sais pas quel démon il est, tu ne sais pas quelles sont ses capacités, et ça, ce sont des informations dont tu vas avoir besoin pour arriver à l'exorciser du corps de Siobhàn sans la blesser.

Tu recules encore, un pas après l'autre. T'es presque revenu au début de la ruelle, mais ce que tu as vu dans ses yeux plus tôt te revient à l'esprit. Non, tu ne peux pas la laisser comme ça, tu dois l'aider à se battre. Et il lui sera plus facile de reprendre le contrôle ne serait-ce qu'un peu, pour par exemple te donner les informations dont tu as besoin, si le démon est affaibli. Il n'y a qu'un seul moyen en ta possession pour l'affaiblir à l'heure actuelle, alors tu t'y résous, c'est ta seule chance d'aider Siobhàn, là, tout de suite. D'un coup, sans laisser le temps au démon de réagir, tu lui fonces dessus, ton couteau spécial démon dehors et tu lui fais une jolie entaille à la cuisse. « Pardonne-moi Sio. » Coupure suffisamment profonde pour affaiblir l'envahisseur, mais pas suffisamment pour que cela ne porte pas trop préjudice à ta soeur.

 
copyright crackle bones

_________________

I start to say "I think I Love You" but I make no sound

" If I'm louder, would you see me? would lay down in my arms and rescue me? / I can't be no superman, but for you I'd be superhuman. "
Revenir en haut Aller en bas

ON ME CONNAIT SOUS LE NOM
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: we're gonna make such fools of ourselves (drake)   

Revenir en haut Aller en bas
 

we're gonna make such fools of ourselves (drake)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Réduction Make up For Ever
» Dave Cousins
» Vends/Ech du lourd : G36K Custom
» les glands et les fènes...très prenants sur les bordures.
» Flash Mob

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hell's Bells :: HELL'S GATES :: Zone Sud : Dallas; Texas :: Centre ville-